10/06/2009

Soirée MORT DE RIRE au Pavillon Wilson.

Soirées Mort de rire au Pavillon Wilson de Coteau-du-Lac.
Lundi 16 novembre 2009
Culture – Arts de la scène
Isabelle Castonguay ( Collaboratrice spéciale )



« Il paraît que plus une société a des problèmes, plus elle cherche à rire, plus l’avenir est incertain, plus les humoristes font salle comble. »


L’humour va bien au Québec…et par chez-nous dans notre belle région, ça va pas pire.
Les Soirées Mort de Rire ne font toujours pas salle comble mais y’a tout de même une belle ouverture qui se manifeste chez les spectateurs. Notre animateur René Forget nous réserve comme à chaque semaine de grandes surprises, il y met tout son cœur, il sait se faire généreux envers ses semblables et c’est tout à son honneur…mais ça, je vous l’ai déjà dis!

Cette semaine comme premier humoriste François Boulianne nous a invité à chialer à l’unisson. Puisque rien n’est comme avant et que tout change dans notre monde mais pas nécessairement pour le mieux…On peut comprendre que ce jeune humoriste des plus dynamiques et sympathiques soit si profondément attaché à ses souvenirs d’enfance…
Décidément, les humoristes masculins de la relève sont des êtres nostalgiques!!!

Tant qu’à Corinne Côté, voilà une humoriste consciencieuse, elle sait mettre en lumière les absurdités de la vie avec intelligence et humour…Elle qui ne comprend pas qu’en 2009, existe encore des personnes qui s’insurgent de tout et de rien, elle frappe fort et avec une telle précision qu’elle touche à l’essentiel dans l’ensemble de son propos…Quoi qu’un peu saboteuse en ce qui concerne notre réputation de femme, elle ose dire que le genre féminin l’énerve au plus haut point, j’ai adorée!

Et pour conclure cette belle soirée P-A Méthot, un vrai de vrai Gaspésien!
Ce gars de Chandler est sur scène comme un poisson est dans l’eau, il possède une telle aisance que tout coule de source. Son humour est cru et il ose dire ce qui lui passe par la tête pour notre plus grand plaisir. Il sait nous raconter les banalités de la vie avec un humour décapant…
Et avec un sourire tel que le sien impossible de ne pas l’aimer.
Voilà un gars qui fait simple et qu’on veut comme ami!



(article)

6/28/2009

ವೆಂಟ್ ದೇ ಚಂಗೆಮೆಂತ್

Vent de changement –Photo Hans Barzo!
Y’a comme qui dirait un changement dans l’air du temps, on pourrait croire que le flot de nos tourments trouve libération dans la mort qui va et vient au cœur des jours d’été. La mort est encore et toujours au rendez-vous, le roi de la pop est mort, l’amie d’une amie est morte, le fantasme du cinéma américain des années 80 n’est plus et un oiseau est venu mourir sous mon arbre.

La vie continue. . .
La mienne, et celles des autres qui toujours vivants tiennent à la vie, on ne va pas pleurer le roi de la pop très longtemps, personnellement, il est mort et je suis bien heureuse pour lui, le voilà enfin libéré de tout ce qui le rendait malade. Je n’irai pas plus loin sur le sujet de la mort, j’ai déjà fais le tour et je suis bien en vie, alors poursuivons sur un autre sujet qui à mon cœur tient place d’honneur.

L’art de vivre, voilà un sujet qui déborde dans tout les sens, l’art de vivre ou vivre de l’art?

À tout les jours, il nous est possible d’apprendre l’art de vivre ici même sur terre, comme en fait foi la nature qui est notre plus grande enseignante. Elle nous propose tant de ses sujets à observer afin de s’en inspirer pour nous même. L’art de vivre je connais…vivre de son art…ah…ça…c’est moins évident. L’artiste que je suis, et les artistes qui m’entourent connaissons l’art de vivre, nous qui sommes une espèce de messager de dame nature, elle qui nous dévoile au grand jour ce qu’elle est, et nous qui nous en inspirons pour vivre à travers nos propres créations. C’est si simple pour nous d’être présent à la nature et de s’en inspirer, elle est notre nourriture de l’âme, grâce à elle nous devenons créateurs…
Nous recevons tout ce qu’elle a à nous partager, ça vibre intérieurement pour ainsi prendre forme dans la matière, tout ça se fait naturellement, y’a rien à forcer, il suffit d’être ouvert et voilà comme par magie l’inspiration vient en nous. C’est si simple…et si plaisant!

L’art de vivre / vivre de L’art.
Beau paradoxe… que dis-je?
Le roi de la pop a au moins eu le privilège de vivre de son art…il lui manquait peut-être l’art de vivre? …peut-être?…je ne sais pas, n’ayant pas eu l’honneur de le côtoyer personnellement, mais j’ai pour mon dire que ce roi ne semblait pas connaître l’art de vivre…sa vie était plutôt dénaturée jusqu’au plus profond de son être…Avouez qu’il n’était pas très naturel à la fin de sa vie, à l’observer j’ai vu une transformation que je ne souhaite à aucun être vivant…bon passons.

Vivre de l’art, c’est recevoir la reconnaissance de la vie, et sincèrement je le souhaite à tout ceux et celles qui comme moi aspire à une vie meilleure dans tout ses aspects. J’ai toujours désirée au fond de mon cœur cette reconnaissance pour ce que j’ai à partager, même si parfois je suis si proche de ne plus y croire, je ne me décourage pas, j’ai la foi…et ça me suffit.Je pense à mes amis qui cherchent par tout les moyens de vivre de leur art…je suis dans la même situation sociale-économique et humaine qu’eux. Je sais que notre fragilité due à notre grande insécurité financière peut à tout moment nous pousser à faire d’autres choix qui ne sont pas toujours en résonance avec notre cœur…Le manque crée un état de survie…ça aussi la nature nous l’enseigne. Voilà…ceci étant dit je ne perd pas espoir, je sais que la vie se poursuit, et tant qu’il reste l’espoir tout est possible.


6/09/2009

ಅತುರ್ನಿಎ céಕ್ರೊಪಿಯ

L’Été dernier, j’ai fais la découverte d’une drôle de bestiole à moitié bouffée par la vie que voici… Une grosse chenille de couleur verte qui portait deux rangées de tubercules jaunes sur le dos et deux paires de gros tubercules rouge-orange près de la tête. Mon œil d’artiste en avait plein la vue…Phénoménale comme découverte, mais malheureusement elle n’a pas survécue.
Hier comme à l’habitude je nettoyais mon environnement de toutes ces toiles d’araignée, faut dire que par che-nous, y’en a à profusion. C’est à ce moment où je passais le balais afin de ne pas être envahie par ces grandes tisseuses des plus talentueuses que mon cœur s’est mis à battre l’hymne à la joie…devant moi se tenait là un immense papillon d’une grande beauté. J’étais sans mot…
Mon rythme cardiaque s’est accéléré à la vue d’un si beau trésor de la nature…j’étais vraiment sans mot…mais j’ai tout de même criée le nom de Sylvain qui était tout près…je lui ai carrément ordonnée d’arrêter sur le champs ce qu’il fessait afin qu’il soit lui aussi témoin de cette précieuse découverte. Et puis j’ai accouru chez mon voisin question de partager ma trouvaille…J’vous dis qui en avait des paires de yeux fixés sur ce merveilleux papillon, le voisin avec son portable qui déjà avait trouvé l’origine de notre invité de prestige…La voisine de retour de son travail avec sa caméra numérique à la main, et moi…se tenant là debout, penchée, à genoux…je n’en revenais tout simplement pas…Enfin….la chenille était devenue papillon.
Avouez qu’elle est superbe…c’est une Saturnie Cécropia d’une dimension d’environ 15 cm. Selon nos recherches elle est le plus grand papillon du Québec. Elle émerge de son cocon à partir du mois de mai et juin… La saturnie cécropia vit surtout dans les milieux boisés peuplés de feuillus, mais on la trouve aussi dans des lieux plus ouverts. Elle est parfois commune dans les banlieues et les grandes villes…comme à St-Zotique!
La vie adulte de cet insecte est essentiellement vouée à la reproduction. Pour assurer la fécondation des œufs, l'espèce s'est dotée de moyens efficaces. Le mâle, grâce à ses antennes ultrasensibles, est capable de détecter la présence des phéromones émises par une femelle à une distance de plus de 10 km, quand le vent souffle dans la bonne direction ! À une distance d'un kilomètre, il contournera divers obstacles pour rejoindre sa partenaire, toujours guidé par l'odeur. La femelle vierge attire le mâle en émettant les phéromones la nuit, à partir de 3 h environ, et jusqu'au matin. L'accouplement est plus ou moins long : il peut durer une dizaine de minutes ou se prolonger jusqu'à la nuit suivante. Certains mâles sont capables de féconder avec succès trois femelles durant leur courte vie d'adulte. La famille des Saturniides doit son nom aux célèbres anneaux qui entourent la planète de Saturne.

Ce matin à mon réveil je me suis empressée de retrouver ce sublime papillon mais il n’était plus là…C’est comme ça…La beauté est éphémère, le sublime se cache sous la forme d’un papillon qui se dépose tout près de nous, encore faut-il être disponible à l’émerveillement…J’aurais pu passer à côté sans jamais le voir, parce que trop occupée à jongler avec mes préoccupations du quotidien, mais je l’ai bel et bien vu, heureusement qu’ il ne m’est pas passé sous le nez…



6/06/2009

ಲ ನತುರೆ ಏನ್ éವಇಲ್ಲೇ


Nature en éveille…

C’est l’ mois juin, l’mois du grand réveil d’la nature dans sa délicieuse démesure.
Ça pousse tout partout, ça veut vivre comme j’aime dire…ben oui, ça veut vivre, ça veut être!
T’as même pas besoin de t’ casser la tête, de faire un emprunt à banque, de suivre une thérapie, tout est là sans que tu fasses l’effort d’y penser.
Comme à chaque année les végétaux sortent de la terre, poussent dans les branches, passent même à travers le ciment, c’est si fort…si puisant.
Pis y’a tout l’reste qui passe pas inaperçu. Je remarque que les oiseaux sont aux aguets, ils cherchent à protéger leur progéniture en se transformant en véritable F-18 attaquant ainsi froidement les bébêtes à quatre pattes… et en particulier mon chat….Pauvre Merlin, lui qui a perdu son instinct de chasseur le voilà confronté à des attaques aériens qui n’en finissent plus finir. Mais intelligent comme il est voilà qu’il fait preuve d’ingéniosité pour s’en tirer indemne…Voyez-vous c’est qu’il a compris que les oiseaux n’attaquent pas les humains, c’est pourquoi il me fait du charme afin que je sorte dehors avec lui. Il sait que j’aime le caresser, il le sait en maudit…Le p’ tit verra d’ mon cœur se roule sur la pelouse en offrant sa grosse bedaine molle à mes mains toucheuses de douceur…Y’é tellement intelligent…tellement manipulateur…j’suis fière de lui.

Aussi, je me suis fais une nouvelle amie, elle est du genre qu’on aime haïr mais moi je l’aime d’amour, je l’aime pour ses p’tites tétines qu’elle me dévoile à chaque matin comme si elle savait au fond de sa nature d’écureuil que cela suffisait pour que je prenne soin d’elle.

C’est une maman…elle est moche, a une queue toute dégarnie pis son poils est sale et moutonneux, mais je l’aime…Que voulez-vous, c’est comme ça L’AMOUR c’est une question d’atomes crochus. Donc, elle vient à ma porte à chaque matin depuis presqu’un mois, elle m’attend avec son sourire de rongeur et sa grande nervosité presque maladive, elle vient me demander sa dose quotidienne d’arachides. Au tout début, je lui offrais des noix en écailles, mais j’ai vite compris son manège, elle ne mange pas les noix en écailles, elle les cache quelque part et revient pour en avoir d’autres, c’est sans fin. Bon, j’ai remédiée à la chose en changeant l’offrande pour des arachides sans écailles et non-salées. Résultat, elle mange tout ce que je lui donne sur place ce qui me permet de l’observer, on a même développés ensemble d’un commun accord notre rituel matinal.
Elle arrive, je la voie, elle me voit, on se voit, je cogne dans la fenêtre à ma droite, elle va vers cette fenêtre, on se regarde, j’ouvre la porte, elle attend dehors que je lui dépose une pognée d’arachides sur le coffre en bois tout près de ma maison.
Aussitôt que je sors dehors, elle monte sur ma clôture, elle agite sa moche queue en guise de remerciement…bon…c’est ce que j’ crois…et elle attend que je retourne dans la maison pour enfin redescendre de ma clôture et manger à sa faim mes bonnes peanuts …
C’est un rituel qui nous apporte ben d’ la joie…j’ sais ben que les écureuils ne sont pas très appréciés de la plupart d’entre nous, j’ sais ben que tout ce qui se rapporte aux rongeurs est une nuisance pour le commun des mortels, j’ sais ben d’ trop que ce genre de p’ tites bêtes n’a pas grand résonance avec vous.
Mais c’est comme ça…c’est une question d’atomes crochus.

Ce matin je me lance le défis de vous faire aimer l’écureuil…hummmmm…plus précisément les rongeurs, ceux qui ont des p’tites dents pis qui rongent tout l’ temps, c’est parce que leur p’ tites dents poussent sans arrêt…Ils sont pognés à ronger durant toutes leur existence, pensez-y…
C’est pas commode d’être obligé de ronger …

Imaginez-vous deux secondes dans la peau de ce dernier…hé-hé…

Y’a du monde qui sont pas difficile à imaginer!!!

Hein?

On deviendrait ben fragile vu notre petitesse, on serait toujours sur nos gardes au cas où y’aurait danger d’être menacé…On aurait pas l’idée de se fabriquer des armes pour se protéger, on pourrait pas, on serait plutôt vulnérables, donc plus insécures, plus agités, plus angoissés. On ferait comme eux, on serait en survie, on agirait par peur de manquer de nourriture…on en mettrait de côté, au cas où, on sait jamais ce qui peut nous arriver ( ? )
La vie d’un écureuil ça tient pas à grand chose…


En tant qu’écureuil on serait ben insignifiant dans l’existence tout entière, mais…y’aurait quand même un bon côté à la chose, parcequ’ un écureuil ça de l’énergie en maudit. C’est un être qui est en maîtrise de lui-même, c’est agile comme ça se peut pas…c’est fou…Ils ont une habilité si remarquable au niveau de leur équilibre…c’est prodigieux…Ils possèdent une force intérieure qui dépasse les cardiaques de ce monde…Même s’ils ont un cœur aussi petit qu’une peanuts, ils arrivent à surpasser n’importe quel chat qui voudrait les pourchasser…
C’est vite comme l’éclair…

J’ai aussi remarqué que l’écureuil aime particulièrement jouer avec ses semblables, lorsqu’ils sont petits ils s’amusent les uns avec les autres, ils gambadent joyeusement d’un arbre à l’autre, c’est comme une danse sociale en nature. C’est beau à voir…j’aime observer mes p’ tits amis, en prenant le temps de les ressentir j’ai appris à mieux les comprendre et ainsi les accepter tel qu’ils sont. Maintenant que je les aimes…y’a comme qui dirait…nos atomes qui se sont crochus ensembles!

5/14/2009

ಉನೆ ಪೆತಿತೆ ವಿಎ ಕುಇ ಸ'ಏನ್ ವ...

14 mai 2009, mort d’une petite créature au cœur d’une nature qui renaît à elle-même.

Je sais, je sais, vous n’aimez pas entendre parler de la mort, c’est un sujet qu’on évite la plupart du temps, et pour cause, on aime pas voir mourir la vie. Évidemment on préfère voir pousser les fleurs ou encore être témoin de la naissance d’un nouveau née, on aime la vie au détriment de la mort. Qu’il s’agisse d’une mort subite, d’une mort accidentelle, d’une mort clinique, d’une mort naturelle ou artificielle et même d’une peine de mort… La mort sera toujours au rendez-vous, soyez-en rassurés, y’a pas l’ombre d’un doute, elle ne fait aucune exception pour aucun être vivant.

Très souvent il m’est arrivée de frôler la mort, je l’ai sentie tout près de moi, me rappelant que mon corps est bel et bien mortel. La mort n’est pas une tragédie humaine, elle est tout simplement la fin d’une réalité physique, matérielle, temporelle. Je ne serais pas en vérité si je vous disais que je n’ai jamais eu peur de mourir, oui j’ai longtemps eu peur de quitter cette vie, et aussi de perdre ceux qui sont cher à mon cœur, ceux que je voulais éternellement à mes côtés afin de ne point souffrir de leur absence. Sommes-nous trop possessif entre nous?
Je crois que oui…
La mort de celui ou de celle que nous aimons éveille en nous le sentiment d’être abandonné, d’être laissé à nous-même, c’est parfois si souffrant que certains d’entre nous souhaitons quitter cette vie pour rejoindre l’être aimé. Et pourtant, une vie s’en va et une autre s’en vient, c’est sans fin, il n’existe aucune mort laissant une place vide…personne n’est irremplaçable, c’est comme ça, on n’y peut rien. La mort arrive un jour ou l’autre…Un cœur arrête de battre, un papillon n’a plus besoin de ses ailes pour voler, une fleur perd ses pétales pour devenir une pomme.
Un enfant ne grandira pas, un vieux sage laissera derrière lui sa sagesse de vie, un arbre tombera sur un toit. La terre tremblera et une ville entière ne sera plus que débris…
Un corps trop vieux pour servir se videra de son essence de vie.
C’est comme ça…on n’y peut rien, la matière est mortelle.


Si vous lisez ceci c’est que vous êtes toujours en vie, voilà une bonne nouvelle en soi, vous vivez donc vous êtes, la personne, le corps n’est rien du tout, c’est l’être qui importe, et qu’est-ce que l’être (?)…Tout dépend de notre perception de la vie, de nos croyances et de nos limites du mental. En ce qui me concerne, je reconnais que l’ÊTRE est l’esprit créateur, le souffle de vie qui se manifeste par notre corps, il est tout ce qui est, c’est la seule réalité qui est à l’intérieur du vivant. Lorsque notre corps cesse d’être une réalité physique nous sommes toujours cet être jouissant de l’éternité. L’être est la pulpe de vie en chacun de nous, l’essence de l’esprit créateur qui nous permet de vivre une aventure intégrale sans fin, évoluant en dehors des limites du terrestres. Mais pour le moment nous sommes tous ici dans un corps physique nous permettant de jouir de notre être et de se consacrer à nous-même. C’est notre vie après tout, on peut perdre du temps à aimer, on peut créer notre vie selon nos désirs, on peut se battre pour vivre ou pour survivre, on peut travailler fort, souffrir, vieillir et finalement mourir.
Nous sommes tous libres « d’être » même en prison.

4/23/2009

ಉಎ ದೇ ಲ,ಎಸ್ಪ್ರಿತ್

Ça s’appelle touches-y pas…même si ça mord pas!

J’ crois que c’était un mercredi matin, y’ était au alentour de 6 heures 22 minutes.
Une minute de plus pis y’était rendu 6 heures 23, mais c’ que j’ vais vous raconter ça c’est vraiment passé à 6 heures 22 minutes, pourquoi je le sais c’est parce que d’habitude j’ dors à cette heure là, mais cette fois-ci j’avais les yeux grand ouvert ben enlignés devant mes deux trous d’yeux pis c’est là que j’ai vu l’heure en me disant…
Ah! Ben…y’é juste 6 heures 22 minutes, j’ pense que j’ vais dormir encore un p’ tit bout.

C’est à partir de là que tout a commencé au moment où quand j’ai vu que j’ voyais pu, j’ai ben vu que j’ dormais ce qui fais que je ne voyais plus rien. Demandez-moi pas l’heure qu’y était rendu, j’avais les yeux fermés.

Première partie
J’arrive tout à coup sur un temps rare, même si j’avais pris mon temps en lâchant les vents derrière moi. J’étais au beau milieu du genre d’endroit où on a pas une token pis ça fait rien.Y’avait là une drôle de grosse tête d’eau avec les oreilles qui flottaient, j’étais pas vraiment impressionnée, j’en avais vu d’autre, mais celle-ci avait un air de famille, elle ressemblait à matante-une-telle pour ne pas la nommer, les matantes y’ aiment pas ça voir qu’on les nommes sans raisons, mais bon…la drôle de grosse tête d’eau lui ressemblait.

J’ai fini par m’ approcher d’elle, fallait ben que je lui demande mon chemin, mais plus je m’approchais d’elle pis plus elle s’enfonçait dans l’eau. Un moment donné j’ai presque eu peur de la voir se noyer, fais que j’ai arrêté drette là avant qu’elle coule complètement dans l’ fond. On s’est regardée au moins pendant une éternité, ça m’a parut long à longue d’être déboute devant une grosse tête d’eau aux oreilles flottantes. Pis c’est là que j’en ai eu assez, j’ai pris les cornes du taureau par les bœufs pis j’ me suis dirigée ailleurs, j’étais pu capable de voir cette grosse tête d’eau, ça devenait vraiment ennuyant, pis tant qu’à rêver vaut mieux que ça soit un peu plus amusant.

Deuxième partie
J’me sentais jalouse comme un pigeon pis y fesait un froid à fendre les pierres, même si j’avais aucune idée d’ la saison du lieu, j’ me suis dis qui fallait que j’ prenne ça frette en prenant évidemment ma face de bois blanc, j’étais imperturbable, forte comme le diable…C’était un moment redoutable pour les ceux qui marcheraient sur le même sentier que le mien, j’étais partie en maudite sauvage avec les dents dans les babines, j’avais faim dans l’ ventre, tellement faim que j’étais prête à manger d’ la grosse misère. Moi qui étais née le jour de ma fête, j’ me trouvais ben mal prise dans cette histoire sans queue ni tête de poisson.
Parlant d’ poisson…y’en avait tout plein, y s’ nageaient dessus les uns par dessus les autres. Y’avait beau avoir un lac complet à leur disponibilité, les tarlais s’ serraient comme des sardines, pourtant c’était pas des sardines, c’était des p’ tits piranhas….
Deuxième partie de la deuxième partie
J’voulais toute les manger comme une défoncée, j’en bavais même sur moé. De beaux p’ tits poissons armés jusqu’aux dents qui s’ branlaient les branchies en me r’ gardant. J’ avais pas peur, mais vraiment pas, j’ les trouvaient tellement insignifiants, fais que j’ me suis mis les deux pieds dans l’ eau pour me rendre compte que j’ les avais plutôt mis dans marde…Des piranhas ça mort en crisss surtout quand y sont 26. J’ai pris l’ temps d’ les compter comme-ci j’avais juste ça à faire…pas d’allure…pendant que j’ les comptais y’en profitaient pour m’enlever la peau sur lesmollets. Au bout de 2 minutes 75 secondes, j’avais pu d’ bas de jambes donc pu de pieds pour marcher.

Mais comme dans tout bon rêve surréaliste y’a toujours une tournure inattendue qui t’apparaît comme tellement logique…Toujours est-il que mon rêve s’est poursuivie dans un autre rêve pas rapport…V’ l’ as-tu pas que j’ me suis mise à sentir des pieds, j’étais ben contente parce que j’ venais de les retrouver, mais le problème était que j’étais maintenant devenue bête comme mes pieds…pas supportable, un calvaire sur deux pattes.Pour me calmer j’ me suis mise à marcher le long d’une rivière, une maudite de belle rivière pleine de poésie, tellement invitante…que j’ me possédais pu, fallait que je saute dedans. Mais maudit rêve de con…ma rivière était infestée de crocodiles…Les 26 piranhas de tantôt c’était rien…Mais cette fois-ci j’ ai pas pris de chance, je ne les ai pas comptés…ah-ah…j’ suis pas folle à un point de me refaire pogner, oh que non…là j’ me suis servi de mon intuition féminine, vraiment pas folle la fille, j’ai comme qui dirait eu la bonne idée de génie pour que mon rêve devienne moins souffrant. J’ai hypnotisée l’un d’entre eux, l’alpha d’ la gang des croco, j’ ai su tout de suite que c’était le dominant de son troupeau. C’est ben pour dire, j’avais comme l’instinct animal d’un aigle royal. J’y ai fais mes yeux de porc frais, j’ l’ ai tellement regardée dans l’ fond du blanc d’œuf que y’ é devenu aussi soumis qu’un vers de terre qu’on accroche à un hameçon. Pauvre bête, j’avais réussi à le mettre à ma main fais que j’en ai profitée pour le dominer.
C’est comme ça que j’ai pu traverser la rivière paisiblement tout en me rafraîchissant, j’étais ben accrochée au dos du croco pis j’ me laissait flotter comme la grosse tête d’eau de tantôt, comme un poisson dans l’eau j’ me sentais eau paradis. Arrivée l’autre bord d’ la rivière j’étais fraîche pet comme pas une, c’est pas rien de nager parmi des crocodiles affamés, c’est pas rien d’être dominatrice du méga-alpha des croco, fais que heureuse pis fière de moé, j’ me suis dis que j’avais assez rêvée. Quand j’ me suis ré-enlignée les yeux devant mes deux trous d’yeux, ben y’était rendu 6 heures 23 minutes, fallait ben que j’ me lève pour aller affronter les dangers de la vie, après tout, on a juste une vie à vivre.



4/20/2009

ಸಲುತ್ beauté...

Salut Beauté...
Me semble que ça fait un crissss-de-bout-d'temps que toi pis moi nous nous sommes ''correspondu'' j’ sais pas si ça se dit....en-tout-cas...le fait est que nous étions si proches, pis là c'est comme-ci tu étais partie au loin dans un autre pays....hihihi!

Je sais que les dernières semaines ont été pour toi...plutôt bien remplies de tout ce qu'il faut faire quand on a une vie à orchestrer. J' sais pas si t'arrives à ressentir les choses d'une nouvelle façon dans l' sens de ta perception. Tu trouves pas que tout prend une nouvelle direction, un nouveau départ...j' sais pas mais tu sauras me le dire ou me l'écrire. (???)

J' suis probablement dans un tripe de ''tit oiseaux''... Faut dire qu'ils sont plutôt présent, y'en a partout, c'est fou!...Même mon chat s' possède pu tellement y' é excité à la vue de tout ces pitpits. Dernièrement j'avais du temps devant moi, du temps à tuer, mais au lieu de l' tuer avec l'ennui, j'ai choisi de dessiner....c’est à partir d'une photo d'un livre que j'ai donnée vie à ce grand corbeau dans son plus beau plumage que voici.



J’ pense que se sont les plumes qui m'allume autant!
Y'a ça d' bon dans vie...le dessin!!!
Si j'avais à énumérer ce qui m' rend vraiment heureuse, ben le dessin ferait partie des premières choses importantes dans ma vie. Même si y' avait pu d' papier, ni d' crayon, ben j' prendrai du sang pis j' dessinerai sur des gros rochers...comme dans l' temps du passé...j' dessinerai probablement avec mon sang, j' en produit à chaque mois, ça serait pas compliqué.
Mais là, j'ai du papier pis des crayons...fais que j'en profites pour me laisser aller........Hé!

Y'é déjà 10h00 passé, j' suis debout depuis 7h00, c'est la journée idéal pour étendre mes draps et ma douillette toutes propres sur la corde à linge. J'ai déjà hâte à ce soir quand j' vais aller m' coucher dans mon lit qui respirera l' printemps. C’est merveilleux de prendre le temps de faire ce genre de tâches ménagères. J'ai toute la liberté que j' veux pour faire ce que je veux...C'est pas rien, bien au contraire. Pour la richesse, ben tout est là...Déjà...y'a quelque chose qui a changé en moi, pis c'est tant mieux, tout l' reste m'importe peu, pourvu que je jouisse d' la vie comme les p' tits oiseaux!!!

J'prend conscience qui y'a une légèreté d'être auquel on a accès, c'est certain...une légèreté à " être " ce que nous sommes, ce que je tu es, ce que je suis...J'ai pas d'emprise sur rien, et rien n'a d'emprise sur moi, j' suis aussi libre que j' veux l'être, j' suis pas coïncée dans des histoires sans fin, mon histoire c'est moi qui l'écrit. Pis depuis que j' me permet de l' faire, et bien mon histoire me plaît vraiment. C'est intéressant de voir la vie sous différents angles, de toucher à l'essentiel, de vivre simplement. J'ai longtemps eu l'impression que j'avais des calvaires à vivre, des blessures intérieures pleines de peine, même des dettes karmiques avec les ceux qui m'entoure. J'y croyais tellement que c'est exactement ça que j'me suis créée comme histoire à vivre.

Ouais....ben c'est pas tout... pour le reste ça reste à expérimenter...fais que j'te laisse à tes p'tits pitpits, j'imagine que par che-vous y'en a autant que par che-nous!!!